Un Himalaya de débilités, une débauche de clichés et de violences, un scénario complétement bidon qui tient en quelques mots : La CIA aurait recours à des détenus condamnés à de lourdes peines suite à un meurtre au moins, pour assumer des missions à très haut risque. Un roman éponyme à succès est à l'origine de ce scénario. Nous suivons donc ce détenu en mission et c'est une succession de séquences bavardes assez obscures qui donnent un ton de polard au récit, dialogues bavards qui alternent avec une série spectaculaire de 9 séquences de violences. Tout y passe : les tirs à bout-portant, les armes blanches, les combats de corps à corps, les explosifs, les scènes de tortures, les massacres et les cascades de voitures. Avec un tram cette fois, ce qui semble nouveau dans ce genre qui s'adresse aux lobotomisés.
Ce qui m'attriste ce sont deux choses : tant de talents, de sa-voir-faire au service d'un sujet débile, et surtout cette familiarité avec les comportements les plus répugnants que l'on montre ici comme s'ils étaient la norme.
Ces réalisateurs bénéficient de moyens qui semblent illimités, 200 millions de \$, dus sans doute à leurs succès précédents : Captain America et Avengers que je n'ai pas eu l'occasion d'admirer. Encore un « produit » Netflix qui peut se voir sur grand écran et qui, à la télé, ne donnera aucune ampleur aux images spectaculairement tournées à Prague et Chantilly e.a.
Bref un spectacle pour sociologues courageux car il dit beaucoup de l'évolution de nos sociétés qui banalisent l'ultra violence et l'hé-roïsme de salle de boxe.
Le générique de fin est d'une longueur exceptionnelle qui fait tourner la tête : tout cela pour ça.