Entre l'envie et le remord. Le film est tout à fait remarquable, mais son sujet est une fois de plus un scénario inutile. Mais il est admirablement mené.
Ce qui rend le film intéressant, c'est la mise en image magnifique par Christophe Nuyens qui est un chef opérateur belge. Et la présence abondante de Bruxelles comme décor, à la façon dont des villes américaines sont utilisées comme toiles de fond de film de gangsters.
La production est de très haut niveau, par le casting, les effets spé-ciaux, les petits rôles tous très crédibles.
Le réalisateur français est un scénariste expérimenté et ce film est son 4e long métrage, les précédents n'ont guère laissé de souvenirs.
Un acteur espagnol, Antonio de la Torre, porte le film sur ses épaules, et il le fait de façon impressionnante. C'est un acteur de grande réputation, Almodovar l'ayant plusieurs fois fait travailler. Martine Vacth, actrice française de renom, est convaincante en chef d'enquête et son père, Olivier Gourmet, aussi mauvais que d'habitude, n'arrive pas à lui casser son rôle.
L'originalité du scénario laisse le spectateur haletant car l'on ne comprend que petit à petit la complexité de l'histoire. Elle est ponc-tuée de coups de feu, de coup de couteau, de coup de poing, de coup de théâtre, le tout monté avec vivacité, une mise en place très efficace de la caméra, et une originalité des situations évoquées. Bref, un film qui peut plaire à celles et ceux qui aiment ce genre qui ne traite pas de sujets dont dépendrait pour moi la vie ou la mort.