Au secours ! Si comme moi, vous n'entrez pas dans cette folie, vous serez mis à (très) rude épreuve. Cartésiens, s'abstenir. L'image est volontairement outrancière, le jeu des acteurs semble inspiré par la cocaïne, les éléments de l'histoire font penser à une déchetterie, un fatras de carcasse de scénarios totalement improbables. L'histoire est celle d'une mère dans la maturité, qui subit son père, son mari et sa fille. Des relations désastreuses auxquelles s'ajoutent les tracas (fiscaux e.a.) de la vie.
Par un subterfuge de pure fiction, cette aimable dame se met à vivre des événements à rebondissement qui ne relèvent que du délire des scénaristes et qui, à mes yeux, n'ont strictement aucun
intérêt. La bande sonore tonitruante ajoute au chaos général sur un rythme effréné, celui du montage.
Je serais prêt à parier que ce trop long film bat le record du nombre de plans montés dans l'histoire du cinéma pour une seule produc-tion. Une manière de donner vie à ce concept de « multivers » qui s'est imposé pour désigner cette ambiance de science-fiction dans laquelle une multitude d'univers cohabiteraient. Ce concept scien-tifique est très sophistiqué et l'usage qui en est fait à ce niveau de spectacle farfelu et débridé relève de la braderie.