Jaws à peine vous l'avouer, j'ai été voir ce film, sans doute moins pire que Ducobu Président ou Retraîte 2 mais qui pêche dans les mêmes eaux troubles de la comédie hexagonale pour passer l'été en essayant de s'amuser un peu.
Ce n'est pas totalement raté et Marina Foïs (voir 1015) campe un personnage de flic qui est assez cohérant. Mais elle est entourée de polichinelles qui ne sont pas tous de la meilleure veine. Kad Merad, on est habitué, et Jean-Pascal Zadi, nous en avons pris la mesure dans Tout simplement noir (771).
Respect de l'unité de lieu, comme dans les grandes tragédies an-tiques : tout se passe sur la plage de La Pointe. Et vous devinez qu'un requin va venir semer la panique et la discorde. Car le film ne manque pas d'ambition, celle de débattre de savoir s'il faut tuer
ou endormir puis éloigner les animaux prédateurs ? Bonne question, mais le débat ne dépassera pas le comptoir du bistrot. Le film est soupoudré de petites trouvailles mais cela n'en fait pas un chef d'œuvre. Une chose retiendra l'attention de celles et ceux qui suc-comberont à la tentation : le film est tourné avec des focales (très) courtes, ce qui donne à l'image un style, faute d'en avoir un pour le scénario.
Les réalisateurs, frères jumeaux, avaient tourné déjà Teddy... Il y était question de Loup Garou. Ici, on change d'animal. Il a été fabri-qué pour les besoins du tournage en animatronique de 4,5m.
Bref le requin de l'année ne rentrera pas dans un aquarium de mu-sée.