Un train d'enfer, un film que je ne peux qualifier autrement que de fasciste, une abomination.
Sous un verni craquelé de prétendu humour au xe degré, nous de-vons subir toute la panoplie des violences immondes, du cynisme des bourreaux, de la méchanceté, de la crapulerie et de la bestialité utilisées comme une sorte de manière de vivre ordinaire. Et cela comme si c'était des choses les plus banales. On se croirait à l'école de formation des SS pourchassés par les Inglourius Basterds.
Tarantino va entrer dans les ordres chez les Sœurs du sacré cœur au regard de ce que ce film infecte nous déverse spectaculaire-ment pendant plus de deux heures sans aucune autre justification que de faire rire et provoquer l'admiration, peut-être l'envie.
Il n'y a rien qui justifie cette déferlante de boucherie humaine. Un propos alambiqué sur la mafia japonaise, quelques vagues dialogues crétins essayent de donner une raison d'être à ce produit que je serais tenté d'interdire tant il me parait pervers, abject et
comme il est admirablement réalisé, ce film va se glisser dans les quelques neurones restants de demi-débiles aux crânes rasés qui vont s'inspirer de ce type de comportement, à petite échelle peut-être, mais l'exemplarité diabolique de ce récit est des plus funestes à mes yeux.
De ce réalisateur, ancien cascadeur, j'avais commenté Atomic Blonde (426) et je retrouve les mêmes caractéristiques de son travail. Mais ici, le propos me semble indéfendable, insupportable dans une époque qui glorifie la crapulerie sans donner les moyens à la justice de l'endiguer.
Ce film est, à mes yeux, un scandale, une provocation sociale qui ne se justifie en rien.
Si non peut-être de montrer le savoir-faire des uns et des autres. Qui risque de faire des émules. Ce n'est pas un train de vie, mais un train à bestiaux.