Voilà un film dont la sortie risque d’être difficile à soutenir commercialement. Qui va mémoriser le bon titre ?
Il s’agit de la description d’une semaine passée à la montagne par une famille de carte postale. Parents sympas et beaux, enfants craquants et mignons. Ils sont suédois.
Les images de montagne sont particulièrement belles, les mouvements de caméra sur les pistes sont admirablement maitrisés, les paysages sont grandioses.
Les trucages subtilement intégrés au récit. Et le récit tient en peu de mots : un incident, certes particulièrement spectaculaire, fend la fine porcelaine de cette famille.
Elle va souffrir de plus en plus. Et le spectateur observe avec patience (le film est un peu longuet) toutes les petites touches qui progressivement font ressentir le déchirement des liens de cette famille modèle.
C’est un peu un film Rorschach dans lequel chacun peut voir ses propres travers, ses angoisses, les reproches et les frustrations inévitables que crée la vie de famille. Même heureuse.
La fin étonne et donne à l’ensemble une sorte de morale inattendue. Bref, à voir sans attendre le coup de foudre, mais avec la curiosité de ceux qui veulent savoir comment c’est, parfois, après le coup de foudre.