C'est une immersion dans une bande de trompe-la-mort, de pirates du bitume, menée de main de maître dans le sillage d'une jeune fille antillaise d'origine et qui va nous amener là où personne ne va, au cœur de cette activité pétaradante qui réveille les banlieues et pro-voque la police. Il s'agit d'un film « de niche » pour public motivé et qui devrait rassembler bien au-delà celles et ceux qui ont envie de voir ce qui est « invisible », cette vie de marginaux, cascadeurs sur deux roues à moteurs pratiquant une « novalangue » qu'ils éructent plus qu'ils ne la parlent.
Un film à la gloire de ce qu'il faut appeler le « cross-bitume » et qui dépayse plus qu'un voyage aux antipodes, même si le scénario est assez maladroit. C'est un premier film réalisé par une spécialiste de cette discipline, le wheeling qui consiste à rouler sur des motos en érection... Cela s'appelle la bike-life.
Nous en découvrons de nombreux aspects mais certaines séquences oniriques semblent trop en décalage avec le ton général du film qui se termine par un casse de frimeurs.
Ce film me parait typique du cinéma qui permet de découvrir ce que l'on ne peut connaître mais qui nous est si proche.