Le film nous raconte la rencontre fortuite de deux couples, l'un très baraki affublé de 5 lardons, habitant une caravane dans un camp manouche et vivant d'expédients peu légaux, l'autre, très BCBG, avocats tous deux, dans les beaux quartiers. Ces avocats sont ron-gés depuis des années par la tristesse que leur provoque l'impossi-bilité d'avoir un enfant. L'histoire, menée de façon assez classique, très « cinéma français » nous fait à la fois partager l'indicible chagrin de l'avocate et les tentations de toutes natures qui surgissent, elles, totalement en dehors de ce que la loi permet.
Le film se laisse regarder avec beaucoup de plaisir car l'histoire est fluide, avec ses évolutions, parfois prévisibles, mais qui soutiennent l'intérêt pour ces 4 adultes à la dérive évoqués dans le ro-man de d'Alain Jaspard Pleurer des rivières.
C'est le premier film de ce réalisateur et il est très bien mené avec 4 acteurs qui forment deux couples crédibles. Sara Giraudeau (*Adieu
Monsieur Haffmann (914) Le Discours (808) Médecin de nuit (824) est infantile et exaspérante à souhait, Benjamin Lavernhe (*Les Choses humaines (873) Le Discours (808) a fini de rire car il est confronté là à un problème douloureux et complexe, Judith Chelma, qui joue
e.a. la sœur de Simone Veil et dans Les Choses humaines (873) est d'un parfait réalisme qui convient au côté « film social » et Damien Bonnard (*Les Intranquilles (861) a la gueule de l'emploi, très contras-tée avec l'avocat qui deviendra son interlocuteur.
Le film est touchant et touche à des questions graves, celle de l'adoption, de la stérilité, de la gestation pour autrui et de façon plus vaste, du respect de la loi en matière de santé publique.
Ce sont ces questions-là, ravivées par le film, qui vont nourrir nos réflexions.