Il est des films qui s’imposent par les seules qualités immédiates de toutes leurs composantes. Ici c’est surtout un acteur stupéfiant. L’histoire, dans ses grandes lignes, elle est connue. Mais vue avec l’élégance de la mise en scène, les talents de celles et ceux qui l’incarnent, la beauté des lieux, des décors, de la lumière, le spectateur est emporté et haletant. Même s’il faut reconnaître qu’un voyeurisme certain est l’axe principal du film. Nous ne pouvons nous passionner pour la théorie de la Brève histoire du temps.
Mais nous restons stupéfaits par celui qui l’élabore et celles et ceux qui l’entourent, le soutiennent, l’aiment. L’enjeu de l’athéisme est évoqué ; mezzo voce hélas. Ce film est peut-être très lissé, aseptisé d’une certaine façon, afin de ne laisser ni faux plis ni zones d’ombre. Mais il laissera deux choses sans doute au delà du plaisir du spectacle : la méditation sur notre univers et la réflexion sur ce qui peut être vu comme anormal, dégénéré, irrattrapable dans la malédiction de la maladie. Allez, méditons, il y a de quoi !