Le cinéma anglais au mieux de sa forme, qui montre des décors superbes, qui parle de l’histoire de son pays, qui donne à des artistes - acteurs et techniciens - l’occasion d’exprimer leurs superbes talents, un rythme très soutenu, des caractères nés pour se confronter et créer les tensions qui cadencent le récit comme les aboiements d’un sergent, les exercices de drill. Tout y est. Même la petite touche de romantisme, les moments de pause où rejaillit l’humain en chacun de ceux que la guerre a transformé en rudes combattants impitoyables.
C’est après la guerre que certains d’entre eux seront laissés pour compte. Certes, la gratitude n’est pas ce qui caractérise les Nations mais la persécution pour cause de préférence sexuelle était alors ce que l’on n’arrive même plus à imaginer aujourd’hui. Pour sauver des vies, il a fallu casser le code allemand de transmission des messages. Pour en sauver encore, d’autres changements ont été et restent bien nécessaires.