Y a pas l'feu au lac ! Ce Falcon Lake est situé dans le parc provincial du Whiteshell dans la province du Manitoba au Canada. L'endroit serait hanté... Nous découvrons ce lieu idéal pour passer l'été en famille lorsque s'y retrouvent traditionnellement des amis dont les enfants ont grandi.
La fille est, cet été, tout en charme et envahie d'hormones que son adolescence lui procure très généreusement. Le fils de l'autre famille va découvrir que la puberté est un changement intime.
Mais les parents pensent que comme avant, ces deux jeunes sym-pas peuvent encore partager la même chambre ; pourquoi pas ? Et partager bien d'autres moments avec des amis de rencontre.
La réalisatrice est connue déjà pour son travail de mannequin, de comédienne, d'animatrice sur Canal+, et ce film est le premier qu'elle réalise avec un sens certain pour capter ces vibrations sin-gulières entre deux êtres qui s'épanouissent à la vie.
Le lac est sans doute un choix qui permet de placer des êtres entre deux eaux, sans savoir exactement ce sur quoi prendre pied. Comme les fantômes qui s'invitent dans les fantasmes de ces jeunes avides d'avancer vers un monde inconnu et redouté, celui des adultes.
Le film est inspiré d'une bande dessinée ce qui, peut-être, explique le peu de complexité de l'histoire et le simplisme carnavalesque des interventions des fantômes. Mais cela correspond sans doute bien à cette tranche d'âge faites d'hésitations, de timidités et d'au-daces démonstratives. Cela est bien capté et rend l'incertitude des sentiments, à cet âge, très perceptible. La fin en est une simple mais éloquente illustration.