Au précédent film de ce réalisateur, While we're Young (140) j'avais tressé des lauriers.
J'espérais pouvoir faire de même avec celui-ci qui commence magnifiquement, toujours dans une ambiance très « américaine » des années 60, dans une université dans laquelle deux professeurs sont mis en évidence. Le premier qui donne un cours sur les acci-dents de voitures dans le cinéma, l'autre est « le » spécialiste d'Hit-ler, sans pour autant connaître un seul mot d'allemand. Nous allons rencontrer son épouse, ses tendresses, leur famille pleine d'enfants aux personnalités déjà très marquées. Puis un gigantesque problème oblige la population à quitter la région. Ce qui nous donne droit à des scènes extravagantes souvent amusantes, mais dont le sens se dilue très vite dans un grand « n'importe quoi » au-delà de l'intention appuyée de souligner que « chacun pour soi » remplace très vite les mœurs conviviales.
Les dialogues sont abondants, certaines scènes évoquent des rêves, des fantasmes. Et tout cela m'a semblé très confus. L'acteur Adam Driver fait ses meilleurs efforts mais n'arrive pas à captiver comme dans House of Gucci (884) ou Annette (867) par exemple.
Le scénario est une adaptation d'un roman de Don DeLillo produite à grand frais par Netflix et il sera mis en ligne le 30 décembre. L'image a été filmée sur pellicule et avec des optiques anamor-phiques qui permettent ce très large écran et une image très travaillée. La séquence qui est filmée dans une grande surface pour la durée du générique est un régal. Mais il faut tenir jusque-là, car si l'un des thèmes du film est une réflexion sur la fin de la vie, cela n'empêche pas le film d'être parfois mortel.