Ce film faisait espérer un feel good movie sans fausse note. (Sauf le financement Tax Shelter incompréhensible). Ce n'est hélas pas le cas, parce que le scénario n'est pas assez travaillé. Vous verrez que les histoires d'amour du fils sont confuses et ne contribuent que maladroitement à l'idée maitresse du film : la jalousie qui mine les relations entre un père et un fils. Thème traité à (trop) gros traits. Mais le film donne cependant de grands plaisirs, celui d'écouter de la très belle musique et lorsqu'elle est chantée par Julie-Anne Mou-tongo-Black (le Laudate Dominum de Mozart) vous succomberez, ravi d'avoir été voir ce film.
Mais il n'y a pas qu'elle qui est bien distribuée. Arditi et Attal sont des acteurs remarquables et une nouvelle fois, ils le démontrent magnifiquement en défendant des personnages assez mal scénarisés. Miou-Miou est touchante en épouse séniore (déjà !) et Caroline Anglade, appréciée dans Belle et Sébastien : Nouvelle Génération (1032) est très convaincante en amoureuse, sourde et violoniste. On comprend bien qu'imaginer une violoniste sourde est une métaphore pour souligner la situation entre le père et le fils, chefs d'orchestre, mais qui ne s'entendent pas. Pascale Arbillot m'a semblée excellente dans son rôle d'ex mais encore agent artistique de celui qui est le père d'un ado très singulier et touchant. Elle a une longue et belle carrière déjà et a tenu l'un des rôles de Annie colère (1038). Tous ces talents ne suffisent hélas pas à faire de ce film de Bruno Chiche, réalisateur e.a. de L'Un dans L'Autre (438) la réussite espé-rée. L'on en reste à un allegro moderato ma non troppo, faute d'un réel maestro.