En français : « L'Exécuteur ». Ce n'est pas un remake du film de James Fargo avec Clint Eastwood de 1976. Ce film-ci ressemble à une fosse à purain. Toutes les abjections possibles y sont concen-trées avec une volupté sadique au paroxysme de la nausée. Du Ta-rantino sans talent.
Bien entendu, l'on a compris que c'est « Miami vice » réactualisé, même si le film fut tourné essentiellement en Grèce. Deux individus sont associés par la volonté d'une femme gangster tenancière de boite de nuit. L'un est un repris de justice, ex-patron de la mafia, l'autre un lutteur à mains nues qui glane quelques sous en fracas-sant la gueule d'autres abrutis de la même espèce. Ils auront à ac-complir quelques missions aussi stupides, invraisemblables, que d'une violence incandescentes. Et leurs dialogues sont de loboto-misés : « Je croyais venir te sauver et c'est toi qui me sauve ». Au secours...
Un peu d'eau de rose aussi car le repris de justice a une fille qui le rejette. Il se trouve une vocation de protecteur d'une autre gosse du même âge, une afro-descendante, vocation qui l'amènera dans l'enfer de la traite d'êtres humains. On frappe, on tire, on étrangle, on fait gicler le sang à grands coups de couteau. Bref, d'un roman-tisme pour bonnes sœurs.
La voiture de notre héros est une Plymouth barracuda, modèle qui a été évincé en son temps par la Ford Mustang. Et le nom du personnage interprété par Antonio Banderas est Cuda, allusion au poisson carnivore. Bref une symbolique de pieds nickelés qui s'exé-cutent laborieusement sous la direction d'un réalisateur australien qui manifestement, s'est bien amusé. Mais c'est peu communicatif.