Ce titre ne nomme pas l'état dans lequel vous sortirez de la projection ; quoique... Le Pornographe avec J.P. Léaud et Ovidie, l'intello du X, Yves Saint-Laurent (076) ou Nocturama dédié à sa fille, comme l'est Coma, sont quelques-unes des œuvres marquantes de ce cinéaste singulier très recherché aussi comme juré de festival.
Sa démarche, dans ce film est très originale, dès le début de ce qui n'est pas vraiment un récit, mais une sorte d'examen, d'analyse du comportement d'une jeune fille et ses relations avec la youtu-beuse/influenceuse, Patricia Coma qui est l'une des curiosités formelles de ce film. La situation sanitaire mondiale oblige à un confinement hors duquel cette jeune ado essaye de s'évader par tous les moyens possibles : les communications téléphoniques et
par Zoom, les rêves, les mises en scène de ses jouets d'enfance. Il y a aussi le recours au dessin, qui parfois s'anime, et surtout, la mise en scène de personnages façon Barbie qui ont entre eux des dialogues complexes, et qui parfois s'animent aussi mais en 3D.
Les acteurs qui prêtent leurs voix aux poupées sont très connus, de là à en faire l'intérêt central du film, il y a une marge. Il y a de nombreuses séquences dont l'inspiration est difficile à décoder, et l'absence de récit, d'histoire, rend la vision d'un tel film un peu brouillar-deuse, ce qui est certainement l'intention du réalisateur qui ne recule devant aucune audace pour se distinguer du cinéma plus classique. A chacun d'apprécier ; c'est un film très clivant que d'aucuns consi-dèrent déjà comme « culte ». Soyez les premiers dévots.