Incolore, inodore et insipide. Une badinerie sous forme de bouse tant l'histoire est pitoyablement mal écrite. Kiberlain et Lacoste ca-chetonnent sans gloire et les autres sont le plat produit d'un euro pudding d'une rare maladresse. Avec un je ne sais quoi ni pourquoi d'évocation de la judéité, d'Israël, sans autre lien qu'une mère juive que l'on ne voit même pas. C'est d'autant plus décevant que le réalisateur m'avait séduit avec Alice et le Maire (698), mais beaucoup moins dans Le Grand Jeu (233).
Ici il convoque les grands auteurs de films et de B.D. pour justi-fier un ton maladroitement désinvolte et qui essaye lourdement de faire rire. Le voilà en proie à ses travers de pseudo modernité sans se donner la peine de construire un récit. Produire un tel film doit être navrant car les séquences, les unes après les autres, en-foncent davantage le film dans la vase. Le scénario à recours au monde du théâtre et à la pièce de Corneille, L'illusion comique. On ne pourrait mieux qualifier ce film.