Ville majeure de l'antiquité, ce lieu mythique de Mésopotamie, l'Irak actuelle, est connu pour son gigantisme et la légende de ses jardins évoqués par Bernard Dimey, mis en musique et chantés par Henri Salvador.
Ce film a cette ambition de faire des analogies entre ce lieu antique et la vie à Hollywood dans les années 20, celles du passage du ciné-ma muet au cinéma parlant.
Et le résultat est consternant. Le film commence par une joyeuse défécation éléphantesque et quelques délices pour urophiles. Et l'ensemble de l'histoire (si tant est qu'il y en ait une) est jalonnée de comportements sexuels explicites, collectifs et exhibitionnistes, de consommation d'alcool et de drogues, façon goulafs.
Tout cela est très agité et entremêle une tentative de recréer une ambiance d'époque (Oh ! les belles voitures, les costumes somptueux, les décors rutilants) et quelques allusions pour cinéphiles qui vont pleurer en voyant ce qu'il advient de Singing in the rain dans cette pataugeoire. Brad Pitt semble s'y être fourvoyé entre deux cuites, seule la contemplation de cette somptueuse actrice, Margot Robbie, nous récompense de ces trois heures pleines de malheurs.
Le réalisateur a été adulé pour La la land (270) et First Man (553) après quoi l'on ne pouvait plus évoquer son travail qu'avec la bouche en cul de poule.
Certes c'est du cinéma spectaculaire, les mouvements de caméra laissent bouche baie.
La musique omniprésente donne un ton festif et tapageur à l'ensemble. Mais que l'on s'ennuie...