En cette époque où la bienveillance, l'inclusion, le respect, sont de-venus (enfin) les clés du vivre ensemble, nous ferons preuve de ces mêmes vertus pour évoquer ce film qui n'est pas ordinaire. C'est un peu un produit blanc des comédies avec De Funès au féminin avec pour égayer les saynètes quelques nonettes en cornettes qui s'égrènent comme les perles d'un (long) chapelet. Le refinan-cement d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, dont l'acronyme EHPAD est devenu célèbre, pourrait être partiellement alimenté par le prix à gagner lors d'une course cycliste. Prix convoité aussi par une concurrence très bien inten-tionnée, mais vêtue en noir pour distinguer les deux équipes de grenouilles de bénitier rivales qui font leurs meilleurs efforts pour faire rire à grands coups de pédales.
Le réalisateur qui a notamment publié deux recueils appelés pom-peusement Leçon de cinéma, n'est pas sans avoir rencontré des succès d'un genre spécifique avec, parmi 19 longs métrages déjà, Le Petit Nicolas (52), Les Vacances du petit Nicolas (53), Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté, Un homme à la hauteur (258), Le Retour du héros (481), Le Discours (808), tous ces films qui confir-ment que tous les goûts sont bien dans la nature.
Ces films sont, de surcroit, financés partiellement par les contri-buables belges via le Tax Shelter. Il serait juste qu'ils montent au ciel, et qu'on n'en revoit plus jamais de ce genre.