Pan, pan, pan, boum, boum, tac, tac, tac ! Voilà la bande sonore de la troisième partie du film.
La première est l'envol d'un avion dont de nombreux indices nous font pressentir que cela va mal se passer. La deuxième en effet, c'est la situation catastrophique qui va obliger à un atterrissage dans un endroit très hostile, et la troisième est l'exfiltration des passagers et de l'équipage, au prix de très nombreuses mitraillades. Et par bonheur, ce sont les mauvais qui sont tués et les bons qui survivent, ouf ! Nous avions vu du même réalisateur L'Empereur de Paris (576) qui faisait déjà la part belle aux coups de poings et aux bagarres. Mais dans une époque sans armes à feu, sans véhicule à moteur et sans avion.
Les images tournées dans l'avions sont évidemment contraintes par l'espace et c'est intéressant de voir comment la mise en scène en tire parti, très positivement, pour accentuer les tensions, dramatiser la séquence du vol qui se passe mal.
Une fois au sol, notre joyeuse bande de naufragés du zinc perdu en revient à des actions plus classiques et je vous recommande une lutte à mort, à mains nues, d'une violence de surhomme et qui est tournée de façon virtuose, en un plan dont le cadreur semble prendre part à la confrontation. Spectaculaire ! Et il faut reconnaître à ce film cette vertu : nous tenir en haleine, de scène en scène, avec un véritable arsenal de rebondissements qui en font un moment, certes stressant, mais bien maîtrisé pour ce genre de film de divertissement plein de violences. L'acteur principal, Gérard Butler est un marathonien des rôles de bagarreur dans des films d'action qui ne sont pas ceux dont je raffole. Mais je dois reconnaître à celui-ci la réussite de certaines séquences qui le distinguent : vous serez ravi de ne pas être dans l'avion pris dans un orage par exemple, car c'est rendu de façon spectaculaire, tout le décor étant monté sur une plateforme qui permet de faire vibrer et trembler l'ensemble.
Un film dont on sort secoué pour de futiles raisons ; c'est du cinéma de délassement gonflé à la testostérone et aux armes qui servent aux crimes de masse. Le blanc est le héros ; les jaunes sont traités comme une horde informe et infâme, et le noir de service est un assassin qui met ses talents aux services de la bonne cause avant, finalement, de se barrer avec la caisse... Moralement peu défendable comme représentation de nos sociétés. Est-ce cela le cinéma de droite ?