En effet, pas très compliquées ; un film charmant qui réussit une chose difficile : rendre sympathique un récit dans lequel il n'y a pas un plan, pas une réplique qui soit crédible. Et le charme de l'histoire vient précisément de ce côté « rêve » que chacun peut ressentir en voyant un patron médiatique à succès remettre en jeu sa vie professionnelle lorsqu'il rencontre une sorte de trappeur bourru magnifiquement incarné par Grégory Gadebois (qui a dû être inspiré par mon frère Olivier pour ceux qui le connaissent !). Nous découvrirons que cette rencontre n'est pas tout à fait fortuite. Et il y a deux scènes avec Marie Gillain dont le charme et son peu de présence dans le cinéma, justifient à elles seules de voir le film.
Un film feel good sans faux pli et qui montre la nature et les paysages de Savoie de façon somptueuse. Quelques séquences qui se veulent plus tendues, plus dramatiques, font que le récit ne s'enlise pas. Il y a des rebondissements qui parsèment l'histoire et qui soutiennent un récit linéaire sans violence, sans drame, bref le film
idéal pour se sentir bien, sauf si l'on a la nostalgie de cette vie reti-rée du monde en pleine nature et sans téléphone. Le pré-générique est un montage très virtuose qui mérite l'attention que l'on porte généralement à un clip, à un court-métrage.
De ce réalisateur, nous avions vu déjà Le Goût des merveilles (191) que j'avais tant apprécié, avec de si beaux paysages et surtout Virginie Efira... et Délicieux (852), un film d'époque, qui déjà reposait sur Grégory Gadebois et dont la belle image est due, comme ici, à Jean-Marie Dreujou.
C'est le type même de film piétiné par une critique sans pitié, mé-prisé par un public qui se veut cinéphile et intello, mais qui convient bien à une audience qui aime se laisser distraire, de façon déten-due et amusante, quitte à avaler les clichés et simplismes inhé-rents à ce genre de choses simples.