Sauf pour son titre impossible, ce film est un parfait exemple d'un charmant spectacle familial pour préadolescents. Nous sommes embarqués dans la vie de nomades marocains qui sont persécutés par de vilains voleurs de bétail. Bien entendu un jeune dromadaire leur échappe mais il suscitera leur convoitise, d'autant qu'une ma-ladie obligera l'abattage de tout le cheptel.
C'est dans ce contexte qu'un jeune, courageux, prend conscience des capacités de champion à la course de cet animal épargné dont il va s'occuper de façon aussi amusante qu'invraisemblable, ce qui donne au film un petit côté magique, un relent de conte de fées. L'image est très belle, dans des décors naturels somptueux, les campements, l'école, et les autres lieux sont parfaitement adapté à l'histoire par le talentueux décorateur belge Pierre Renson, colla-borateur habituel du réalisateur.
Le personnage de vétérinaire interprété par Alexandra Lamy est sympa mais voir une femme blonde, les cheveux au vent serrant les mains des excellences d'Abu Dhabi, c'est peu crédible. Rassu-rez-vous, ils parlent tous un français sans accent...
La Promesse de l'aube (458) était un film très réussi parmi d'autres de ce même réalisateur qui livre cette fois un récit qui convient parfaitement à une initiation au cinéma pour des jeunes : une belle histoire, des moments pleins de suspenses amusants (essayez d'embarquer un dromadaire dans la soute d'un avion sans que l'on ne le remarque !) une relation chaleureuse avec la maman, un bel animal rendu attachant par un anthropomorphisme que la bande sonore rend amusant, l'incertitude des courses de dromadaires surtout quand on traine au démarrage. Bref, un divertissement très réussi pour le public auquel il est destiné.