Salomé est une charmante enfant qui revient au Portugal avec ses parents pour y passer l'été et y retrouver sa grand-mère.
Sa tante est interprétée par Catherine Salée, ce qui explique l'im-plication belge dans cette production quasi anthropologique, tant le petit village niché en pleine montagne nous isole dans un lieu et des mentalités admirablement observés et décrits. Un événement important va bouleverser le quotidien de ce microcosme et provoquer une cascade de situations aussi amusantes que significatives des survivances de croyances archaïques. Le titre « âme vivante »
évoque déjà cette crédulité que la dévotion à Saint Georges illustre de façon magique. Cette première réalisation de fiction dénote d'un réel talent qui assume le point de vue de la gosse pour « voir » ce qui se passe autour d'elle.
La relation à la mort est l'un des intérêts du scénario. Nous nous laissons entrainer dans ce monde rural parcouru de croyances et de miracles qui donnent au film une saveur particulière, à découvrir comme un voyage mystérieux.