A respirer à pleins poumons ! Il est permis d'attendre du spectaculaire d'un réalisateur qui a déjà à son palmarès Live by Night (349) et Argo, plus une incroyable carrière d'acteur, de scénariste, de producteur, sans négliger la rubrique « people ». Et c'est le cas de ce film dont on dit que c'est un « slam dunk movie », au sens littéral, un film coup de poing, mais l'expression caractérise une passe de bas-ket-ball qui consiste à projeter le ballon directement dans l'arceau, un smash, et c'est aussi le noms des films manga qui concernent ce sport. Mickael Jordan est un des « dunkers » célèbres.
Ici le charme du film tient essentiellement aux numéros d'acteurs, au premier rang desquels l'indéfectible ami Matt Diamon à la carrière exceptionnelle lui aussi qui amusera parce qu'il est en sur-poids et déteste faire du jogging. Dans un film dont l'objet est le succès de Nike ! Le scénario est connu et enseigné dans les universités : il s'agit du « case » Adidas-Nike, une lutte des géants de la chaussure de sport.
Elle est toujours d'actualité même si le film ne s'intéresse qu'à un moment charnière dans les années 80 de ce match des équipementiers. Inutile de raconter l'histoire qui se découvre de façon aussi amusante que claire durant le film. La restitution de l'époque est admirablement mise en œuvre, en particulier parce que le recours aux archives télé, dès le début, impose un style d'image, avec du grain, une colori-métrie NTSC toute particulière, « d'époque » qui rend le film très sé-duisant. La caméra en mouvement pratiquement dans chaque plan contribue à dynamiser un récit somme toute intéressant et amusant à la fois. Voyez comment ne pas montrer la vedette de l'histoire, un certain Michael Jordan... Mais sa maman est irrésistible, interprétée par la célèbre Viola Davis vu e.a. dans The Woman King (1054).
Un film qui ne manque pas d'air, même si de graves questions sur cette industrie de la chaussure de sport sont laissés dans l'ombre.