A New York, un voleur très technologique s'introduit dans un appar-tement hyper sophistiqué pour y voler des œuvres d'art. Il s'y fait piéger et l'on restera en sa compagnie pendant quelques jours qui nous feront comprendre le calvaire qu'il va devoir vivre, n'ayant de lien avec le monde extérieur, que de vagues images de vidéo-sur-veillance des parties communes de l'immeuble.
C'est la prestation très intense de l'acteur, Willem Dafoe qui retient l'attention dans ce film intellectuel. Sa voix off aide à maintenir l'attention dans un huis clos un peu lassant et répétitif. Un style de
cinéma esthétisant, premier film d'un réalisateur manifestement doué formellement mais qui s'attache ici à un sujet très pointu qu'il faut déguster en gourmet en appréciant par exemple la façon dont a été traitée la lumière dans un appartement qui en est privé.
Une réflexion sous-tend le propos du film au sujet de l'art et de sa valeur. Il ne faut pas craindre une prise de tête, mais un tel film est un peu une prise de risque que chacun appréciera, un peu comme l'art non figuratif. On ne sait comment s'en sortir.