Lorsqu’on connaît l’histoire de ce couple qui a vécu de la peinture de l’une pour satisfaire la mégalomanie de l’autre, il faut trouver dans le spectacle mis en scène par Tim Burton, ce qui n’est pas rien, d’autres motifs à s’y intéresser.
Hélas ce film est au cinéma ce que les tableaux qui y sont montrés sont à la peinture : un travail de tâcherons.
Pour le film, tâcherons de haut vol. Le couple est remarquablement interprété par Amy Adams toute blonde platinée et Christo-ph Waltz que tout le monde décrie pour ces excès mais que moi je trouve excellent. Une fois de plus !
Comme dans les bons films américains, tout le casting est parfait, savoureux. Ce qui est le plus charmant sans doute ce sont les reconstitutions extérieures de l’Amérique des années 50. Voitures, rues de N.Y., etc.
Mais cela manque de souffle, il n’y a pas d’introspection des personnages dont, en fait, on ne comprend pas les motivations, au-delà des clichés pour revue de psychologie sur papier glacé qui s’impriment pour les salles d’attente et les salons de coiffure.
Voilà le niveau et l’ambiance. Très joli, un peu luxe. Mais les yeux restent écarquillés d’incompréhension devant ce produit sans réelle substance.