On n'est pas déçu ! Le récit entremêle une histoire de couple et les aspects très parisiens des ambitions politiques dans les hautes sphères de l'État.
Le couple passe l'été en Corse, dans la maison cossue d'un père qui s'avèrera avoir le bras long. Un événement totalement improbable va profondément perturber le parcours de nos tourtereaux à l'aube d'une carrière brillante de technocrates et cabinettards, issus de l'INA.
Ce qui m'a semblé intéressant, c'est l'engagement social des dis-cussions auxquelles nous assistons au fil du récit. Tout cela est très politicien et psychologique, avec un bon équilibre entre ces deux tendances convenues dans une cinématographie bourgeoise qui se donne bonne conscience en racontant très bien une histoire à suspens imaginée avec savoir-faire.
Son troisième film est pétri des sujets que ce réalisateur connait bien pour avoir étudié les sciences politiques, les lettres modernes et le droit. La maîtrise de ces sujets ajoute au professionnalisme du film porté essentiellement par cette comédienne très talentueuse, Rebbeca Marder admirée dans Une jeune fille qui va bien (941) Les Goûts et les couleurs (994) et dans son rôle de Simone, jeune (1048) et plus récemment, Pauline dans Mon crime (1153).
Le film est plus qu'un très agréable moment de distraction car il soulève (avec modération) des questions graves, celles de la culpa-bilité, de la fin et des moyens, de l'amour paternel paradoxale et inconditionnel, et tout cela avec une sensibilité particulière au rôle de la femme, tant en politique qu'à l'usine. Un film de très bonne facture, qui donne envie d'aller se distraire au cinéma.