Pour de vrai, ce n'est pas la vie, mais une comédie franchouillarde qui se digère lourdement, malgré toute la bonne volonté mise à es-sayer d'amuser avec une certaine originalité. Et l'originalité est bien là, avec un générique remarquable qui évoque les débuts d'une histoire imaginée par un belge, le Club Med. Et là, prend naissance un rêve fou, retrouver un amour de jeunesse, à Paris. Celui qui en-treprend cette quête, Dany Boon, a passé avec sa maman sa vie au Club où les affections et les liens sont scandés par la rotation hebdomadaire des Gentils Membres !
A Paris il formera une sorte de couple, façon buddy movie, avec Kad Merad et Charlotte Gainsbourg sera l'arlequin, serviteur de deux maîtres qui va essayer d'assaisonner cette histoire un peu fade car on sent très vite qu'elle sera sans surprise, un simple collier consti-tué de fausses perles qui se succèdent sans autres vertus que celle de l'enfilade.
Ce qui est très amusant à observer pour s'occuper un peu les neu-rones durant la projection, c'est la façon dont sont construites les nombreuses scènes « pour faire rire ». Je ne vais pas les citer ici car cela se voit mieux en salle, mais c'est intéressant, même si certains gags, conçus pour être répétitifs, tombent vite à plat. La ten-tative de parfumer l'ambiance de façon romantique sent un peu le déo pour latrines ; pas très raffiné. Patientez un peu car vers la fin, il y a deux moments qui sortent de la grisaille, celui où Boon prend le volent et ensuite la scène dans la chambre d'hôpital.
C'est une production très « produit d'appel » et je ne doute pas qu'il plaira à un grand nombre de spectateurs à qui je suggère tout de même d'aller voir aussi dans la salle d'à côté où l'on peut voir la vie, pour de vrai cette fois.