La transfusion sanguine va jouer un rôle central dans ce récit, mais par aphérèse, « fusion » est aussi une clé de lecture de ce titre car le thème de l'histoire est l'attachement d'un fils à son père.
Et quel père... Un sniper qui vient de prendre sa retraite, très at-taché à son fils qui vit les problèmes de son âge au Collège ; mais pas seulement.
Toute l'histoire est construite sur le mode « suspens » avec des flash-back qui font comprendre petit à petit les faits déterminants, ainsi que quelques « images mentales » très touchantes, évoquant un peu les drames de vie et de conscience de cet homme.
La maîtrise de la narration, son rythme, la force des images et la qualité du jeux des acteurs rend le spectacle très prenant. Rebondissements et scènes de tension ses succèdent en un vrai cres-cendo.
Mais hélas, cela n'est que de la violence, parfois bestiale, en tous cas d'une brutalité cynique qui me semble totalement dépourvue de justification, de sens moral, du moindre souci de montrer autre chose que la rapacité, et les liens père fils ne sont guère grandis par l'ambiance dans laquelle ils se renforcent.
Le réalisateur australien est un ancien rugbyman, et cela se voit dans les rôles qu'il incarne comme acteur, ici aux côtés du père. Il est le personnage qui va entrainer son ancien frère d'arme dans de fâcheuses aventures.
Un film qui apprend le cinéma mais n'en est pas un exemple abouti qui inspirerait une quelconque fusion.