La question qui se pose à la vue d'un tel film est « Pourquoi pro-duire une chose pareille ? » tant l'histoire est illisible, les liens entre protagonistes indéchiffrables et baignant dans la pire fange de l'humanité, illustrée par des copulations successives rémunérées ou non, et sans doute pas uniquement par de l'argent. Scène assez nouvelle : la femme essuie les doigts de son amant, souillés par son sang menstruel en tenant quelques propos que je vous laisse le soin de découvrir...
L'on devine vaguement qu'il s'agit d'une sordide histoire de conflit d'intérêts entre barbouzes paumés dans un Nicaragua où la vie humaine compte peu et où les conflits affleurent dans chaque regard. Le tout accentué par la consommation immodérée de bière, de rhume et d'autres boissons avalées goulument. Les héros sont blancs et le petit peuple local anonyme n'est guère considéré que comme des portes flingues.
La réalisatrice a un immense tableau de chasse e.a. Avec amour et acharnement (1022) pour n'en citer qu'un parmi 16. Bref, une per-sonnalité chevronnée et reconnue aussi par un prix pour ce film, à Cannes en 2022. Ce qui rend ce spectacle particulièrement difficile à digérer. Il ambitionne de nous décrire les efforts d'une jeune pseudo-journaliste qui n'a plus rien mais désir retourner aux E.U.
Ce qui est intéressant c'est que le roman dont le film s'inspire est autobiographique, l'auteur ayant connu et ce climat politique anxiogène et le refus de ses articles ce qui le laissait là sans ressources... Avoir féminisé le personnage me semble affaiblir la crédibilité du récit.
Dès les premières images, la musique ajoute aux tensions qui scandent les séquences successives qui semblent mises bout à bout un peu par hasard, sans le souci d'en comprendre les enchaî-nements.
Bref, ce n'est pas à mes yeux une étoile à l'heure de midi.