On n'apprend pas grand-chose à ce cours. Il est donné par une magnifique actrice, Agnès Jaoui, et parle de l'écriture du scénario dans une école de cinéma toulousaine dirigée par un Jonathan Zaccaï totalement inexpressif caché sous ses lunettes et ses poils de barbe.
Autour d'eux papillonnent quelques étudiants impertinents, tous chargés d'incarner la carricature d'un style « jeune » : provoquant, jaloux, homosexuels tant hommes que femmes (attention à l'égali-té des genres dans le cinéma !), abordant sans filtres les questions de vie sexuelle ; un étudiant en a même fait son projet de scénario... Consternant.
On se prend les pieds dans le tapis d'un amour de jeunesse, d'un couple qui est en rupture et dont la fille apparait brièvement, une lettre jamais ouverte, bref, des dispositifs narratifs totalement construits pour justifier l'enchaînement de scènes dont la moitié sont tournées dans un amphi, contraintes budgétaires obligent. Et tout cela sous le label « film d'amour ». On ne palpite pas...
Les cadres variables de l'image, larges, serrés, morcelés, essayent de soupoudrer un style formel original mais qui ne dit rien. Le réalisateur a le talent de rater tous ses films, et d'être un donneur de leçons (Sorbonne, livres, articles,...) Ici il réussit à confirmer que dégoiser sur le cinéma ne prédispose pas à le servir avec talent.
Et comme c'est un film français, de nombreux dialogues sont inaudibles.
Par contre, prêtez une oreille nostalgique à la musique de Vladimir Cosma, un tout grand du cinéma, lui. Il a 83 ans et c'est bientôt la fin du cours de sa magnifique vie.