Un film convenu, réalisé de façon convenue. Et somme toute plaisant à regarder. Malgré une certaine banalité, un manque de surprise.
L’époque est bien rendue, les costumes, les décors sont agréablement mis en valeur. Les acteurs un peu inégaux dans leurs interprétations, captent l’attention. Surtout parce que les séquences sont assez brèves, comme si le metteur en scène avait conscience que rien ne justifie que l’on s’appesantisse. Les dialogues sont très
« écrits » et les caractères un peu schématiques. Bref, l’histoire se déroule sans que le spectateur ne doive y adhérer. L’ambiance d’érotisation qui semble être la seule chose ayant motivé le réalisateur, ressurgit, de loin en loin, comme pour rappeler qu’une jeune femme bien tournée ne peut être que frustrée et l’objet de
la convoitise bestiale des mâles insatisfaits par leurs épouses peu gourmandes. Rien de bien neuf là-dedans. Et dans le film, ces choses sont montrées, sans grande conviction. Une scène qui marque peut-être, celle du phtisique mourant d’épectase sous les assauts enviables de la belle Léa Seydoux qui s’en trouve toute maculée de glaires sanglants... Pas facile de renouveler le genre quand on a peu de talent. Le savoir-faire est bien utilisé. Pour nous distraire, sans nous convaincre.
D’autant que le journal est parcouru dans un certain désordre qui rend la structure du film un peu bancale, avec des « places, des emplois » occupés par la femme de chambre dans une chronologie qui désoriente le spectateur. Mais l’on a renoncé depuis longtemps à classer ce film parmi les chef d’œuvres.