Un film âpre qui aborde une relation difficile et peu traitée de cette façon entre un jeune homme et sa mère que l'âge fragilise alors qu'elle fait tout pour encore « porter beau ». Leurs relations sont conflictuelles et nous le constaterons dans cette errance qui les
« colle » presque littéralement l'un à l'autre, dans la recherche toujours plus compliquée de lieux et de ressources pour vivre. Nous sommes au Maroc et il est montré de façon très « néo-réa-liste » avec des contrastes que des européens accentuent encore.
Comme l'intérêt principal du film me semble être la découverte progressive de ces vies, il n'en faut rien dire, si non que le titre est bien choisi. La manière dont le réalisateur filme ses personnages est très en accord avec cet isolement social, la succession de lieux, les moments de leurs vies. Si les damnés que sont ces deux êtres en recherche d'un eldorado ne pleurent pas, ils nous montrent de façon souvent émouvante les épreuves de leur errance.