Mais c'est atroce ! N'ayant aucune culture dans cet univers des personnages de « licence » les Marvel et autres spectacles utilisant ce mélange de prises de vue réelles et de trucages hypersophistiqués, je me suis rendu dans une salle IMAX pour raffermir mon aversion pour ce genre de récit aussi crétins que dégradant : seules la violence et la méchanceté semblent animer ces êtres hybrides doués de nombreux dons, sauf ceux de la moindre lueur d'intelligence.
On casse, on tue, on égorge, on tire avec toutes sortes d'engins mortels, les personnages semblent investis de missions d'éboueurs dans un univers plus ou moins futuriste qui se veut annonciateur de l'avenir de l'humanité dans laquelle les « mauvais » sont des êtres tous noirs. Lorsque le héros, blanc, sauve les bébés d'une mater-nité, ils sont tous d'un blanc sans nuance, sans mélange racial. Pourquoi dépeindre encore cet univers qui existe déjà : les milices Wagner (ainsi nommées en hommage au compositeur préféré de Hitler par des néo-nazis que commande ce charmant Prigojine), les milices de Daech, et les loups solitaires qui tuent Samuel Paty ou agressent des enfants dans un parc à Annecy par exemple.
Et il faut subir ce spectacle pendant plus de deux heures dans un environnement sonore proche de celui de réacteurs d'avions en phase de décollage.
Le réalisateur argentin n'est pas un homme de grande expérience et je me demande comment il est arrivé à diriger un tel navet aussi coûteux.
Il y a de loin en loin quelques pâles tentatives d'humour, des répliques sensées amuser. On les remarque car à chaque fois, elle accentue notre souffrance.
Flash se traduit par éclair. Ici tout est sombre, long et très pénible.