Pas sage du tout ! Le récit chronologique débute sur un plateau de tournage dont le réalisateur allemand parle en anglais à une figuration française, car nous sommes à Paris.
Dans la suite de ses activités professionnelles (le montage du film dont nous ne saurons rien) cet homme vit « un passage » entre son amant et une conquête féminine, la somptueuse et pulpeuse Adèle Exarchopoulos. Franz Rogowski est une fois de plus prodigieux et malaisant à nouveau dans un rôle d'homosexuel. Nous l'avons admiré déjà dans Disco Boy (1201) Grosse Freiheit (932) A Hidden Life (757) Transit (580) e.a. Et citons aussi un acteur noir vu déjà dans Le Lycéen (1081) et qui ici est aussi un partenaire homosexuel, Erwan Kepoa Falé.
Ce qui nous vaut des scènes très ardentes, l'une avec la partenaire femme et 2 autres non moins déchaînées avec son amant. Est-ce bien nécessaire de faire ainsi longuement de la gymnastique à moitié dévêtu, de montrer de façon didactique la manière dont deux hommes copulent ? Le réalisateur américain, marié à un homme, est connu pour Brooklyn Village (355) parmi une huitaine de films mais l'on ne comprend pas bien son propos. Que le cœur (et le sexe) de ce metteur en scène balance de son mari à sa maîtresse, c'est un sujet, soit. Mais il faut le développer plus qu'un Feydeau à l'heure de la bisexualité.
Il y a une rencontre avec les parents d'Adèle dans des circonstances qui rendent cette entrevue exceptionnelle. Rien que cette scène-là paye le ticket !
Pour le reste, un grand manque d'intention, de clarté et la fin est à l'image du film, d'une inconsistance qui caractérise l'ensemble.