En belle-vue et melba. Personne ne parle de ce film qui, certes ne casse rien, mais qui mérite d'être placé parmi ces films bien faits mais inutiles qui ambitionnent de distraire, ici façon buddy movie. Ce qui me parait être son point fort, c'est de faire parler d'une façon assez différente de l'académie française...
Reda Kateb, fait un numéro de cabot très brillant à côté d'un Benoît Magimel qui assume. L'histoire débute en les voyant à pieds dans un désert aux confins de l'Algérie, allant prendre livraison de la co-caïne dont les Mauritaniens sont les transporteurs entre l'Amérique du Sud et l'Europe.
Bref, le milieu est immédiatement ciblé et donc l'histoire est inven-tée pour mettre ces crapules dans des situations qui amènent à des scènes de violence, de chantage, de drague et autres activi-tés ordinaires des truands. Le fait que cela se passe à Alger ajoute un soupçon d'exotisme car l'on n'est pas habitué à voir l'Algérie des barbus sous l'éclairage des parrains.
Une amusante course de chameaux rappelle celle montrée dans
Zodi et Téhu, frères du désert (1144).
Le scénario est décousu, allant en diverses directions sans faire de choix clairs ; ce qui crée une sorte de milkshake à la saveur un peu putride mais qui laisse espérer que ce réalisateur travaillera mieux le scénario de son deuxième film.