Un superbe spot de pub de 135 minutes pour Nissan et la PlaySta-tion éponyme.
Le tour de force du scénario est de maintenir un relatif suspens alors que l'on sait avant de s'assoir dans le cinéma que celui qui est assis devant son jeu vidéo sera vainqueur. Ces jeunes accros aux jeux de courses automobiles se nomment des « sim raceurs ». C'est tout un monde qui se regroupe virtuellement, qui organise des compétitions et qui ont comme décors les plus prestigieux circuits mondiaux qu'ils fréquentes avec toutes les règles du monde réel... La possibilité pour les joueurs d'adapter le jeu pour le rendre plus réaliste vis-à-vis de la voiture ou du circuit, cela s'appelle le « mod-ding ».
L'histoire ici est celle d'un de ces jeunes, vivant dans une modeste et sympathique famille, qui rêve de devenir pilote d'un de ces bo-lides qui dépassent, sur circuit, les 300 km heure. Ce gamin sera pris en charge par la marque automobile, coaché par un ancien champion de course, et en butte à de rudes rivaux qui étaient les employeurs du coach avant qu'il ne les quitte suite à une dispute. Bref, tous les ingrédients d'un film d'action sont réunis. On finit même par être ému, par moment.
Ce film a deux indéniables qualités. La bande sonore qui vous perfore les tympans dès qu'une bagnole roule, mais il faut le re-connaître, avec une richesse de nuances et d'effets qui valorisent
remarquablement l'action. Ne ratez pas les plans très courts supposés filmés à l'intérieur du piston et qui montrent les ouvertures et fermetures de soupapes, le tout avec des sons spécifiques ! Et seconde qualités du film, les prises de vue souvent blufantes. L'usage des drones feraient pâlir des combattants ukrainiens !
On a beau savoir que les images de synthèse sont utilisées surabon-damment, elles ne se distinguent pratiquement plus, sauf dans des séquences spécialement conçues à cet effet. Et aussi incroyable que cela paraisse, les circuits de Silverstone et du Mans, essentiels au récit, n'ont pas été utilisés mais recréés en synthèse...
500 personnes ont pris en charges tous les véhicules, en 3 exem-plaires chacun, nécessaires à ce film dont celui piloté de l'extérieur par un cascadeur pendant que l'acteur agissait sur le volant, le le-vier de vitesse et les pédales sans connexion avec la voiture filmée. Un travail d'exception !
Il y a de multiples touches d'humanité qui ponctuent le récit, et j'ai été sensible à celle qui consiste à toujours avoir un second boulon en poche lorsque le changement d'une roue est vital et que la perte du boulon est possible parce qu'il vous échappe de la main !
Bref, un film pour s'amuser comme un adolescent boutonneux. Mais réalisé par un grand champion de ce type de films qui tient bien la route !