C'est le prénom d'une jeune femme, d'allure insignifiante et que nous découvrons au moment où d'aimables enquêteurs du FBI dé-barquent dans sa modeste maison pour une perquisition approfon-die et un interrogatoire en règle.
L'histoire vraie est scrupuleusement reconstituées sur base des enregistrements audios de ces heures d'enquête préliminaire, histoire adaptée déjà au théâtre par la réalisatrice, ce qui n'étonne pas tant l'action s'apparente à un huis clos.
Nous apprenons que la jeune femme a servi dans l'armée américaine et qu'elle travaille actuellement à la NSA (National Security Agency) peu après l'élection de Trump.
Détail qui retient l'attention, elle est traductrice du farsi vers l'anglais...
Sur base de cette situation ténue, le film ne vous laisse pas un moment de répit tant le dialogue et les attitudes des uns et des autres entretiennent un suspens très tendu et passionnant. Car l'enjeu est double : celui des « lanceurs d'alerte » et celui des ingérences étrangères dans la campagne électorale américaine qui a amené au pouvoir un homme qui n'aurait jamais dû y accéder.
La comédienne est absolument remarquable (et avait été remarquée par Tarantino qui l'avait fait tourner dans Once Upon a Time... in Hollywood*- 683). La mise en scène de ce premier film est d'une sobriété parfaite pour un tel sujet et l'on quitte la salle ravi que le cinéma se consacre aussi à des sujet d'une aussi grande importance avec tant de talent et de modestie.
Un bel encouragement pour le traitement de sujets exigeants, an-cré dans notre réalité.