Toto n'est pas une franchise de Jaco Van Dormael, hélas, et ce n'est pas une blague. C'est un film très « années 50 » grâce à la très belle image et aux couleurs pastelles de Stéphane Le Parc mais l'on se demande qui s'intéresse encore à ce type de cinéma suranné, à l'humour plat, aux rires enfantins forcés, tous plus faux les uns que les autres, à l'image du jeux des adultes qui s'escriment à jouer
« pour les jeunes » et qui en sont ridicules à pleurer.
L'idée du « green washing » qui consiste à amener les gosses sé-journer dans une ferme écolo qui n'arrive pas à survivre me semble très contreproductive. Les parents divorcés mais qui s'entendent tellement bien qu'ensemble ils vont sur-couver leur petit Toto pour que ses blagues ne dépassent pas le tolérable, la « grosse » qui
se fait ridiculiser, le château hanté qui n'est qu'un dépôt de pro-duits toxiques, une usine de recyclage complètement bidon, bref tous ces éléments me semblent converger vers des valeurs et des exemples peut faits pour les enfants. Surtout qu'il ne doit pas y en avoir de nombreux qui se reconnaissent dans ce style de récit qui semble imaginé par un cerveau dont les informations, les valeurs et le fonctionnement remontent à plus d'un demi-siècles.