Non d'un chien, quel bon film ! Parce que Besson maîtrise son métier comme réalisateur et producteur de façon spectaculaire, parce que techniquement le film est une leçon de cinéma, parce que surtout le scénario est remarquablement travaillé et orignal.
Le film commence par la fin de l'histoire, ou presque. C'est celle d'un homme qui fut un enfant martyr et pour qui les chiens sont les seuls être vivants avec lesquels il peut (sur)vivre tant il a été marqué dans sa jeunesse.
Le récit n'est pas linéaire mais il est parfaitement clair, avec comme fil conducteur, une sorte de psychothérapie dirigée par une femme médecin de la police. Elle est particulièrement sensible, touchante et adroite durant ses interrogatoires.
L'homme qui incarne cet enfant devenu adulte est stupéfiant ! Il doit assumer des questions physiques, des maquillages, des perruques, des costumes et des play-back qui font de lui un véritable phénomène car son ordinaire est aussi extraordinaire : ses dialogues, ses relations avec les chiens, tant de scènes contrastées et menées de façon magistrale.
Oui il y a usage d'armes à feu, quelques méchants bougres aux mines patibulaires, mais il y a aussi des drag-queens absolument charmant(e)s.
Les meutes de chiens très bigarrées sont aussi amusantes que spectaculaires. Quel talent ! Et si parfois ces animaux ont plus que de la malice, ils ont surtout un grave défaut : ils aiment les hommes. Mais pas tous...