Vaut vraiment de détour ! Le film commence dans une ambiance très sarkosyste de campagne pour les présidentielles françaises. Le candidat inconnu mais auquel on prête toutes les qualités, rappelle un peu l'actuel président, au moment de son accession.
Il m'a semblé que le ton choisi est très proche d'une réalité perçue à travers les médias.
Le réalisateur est le candidat à la présidence. Une journaliste magnifiquement interprétée par Cécile de France va se retrouver en face à face par le biais de la caméra qui « voit » au-delà des apparences. Si le film évolue progressivement vers une fable un peu tarabiscotée, il nous procure des moments assez amusants (vous vous délecterez d'un coach de foot inattendu) ou des prouesses bien maîtrisées (attentats), une nouvelle fois des jumeaux homozygotes jouent un rôle important, comme dans L'Amour et les Forêts (1196) ou Blanche comme neige (647) et l'excellent L’Étoile filante (1272).
Gus, le caméraman bien nommé, interprété par un exceptionnel Nicolas Marié est un peu le personnage qui nous fait passer du film politique au film pamphlet, et c'est amusant si l'on ne s'attache pas à un réalisme qui n'est guère le souci du scénariste réalisateur connu e.a. pour Au revoir là-haut (441) ou Adieu les cons (797) et qui me semble adepte de ce décollage depuis la réalité vers un univers de conte. Il me parait réussit.