Un film d'une heure à peine, en huis clos. Nous assistons à une soirée de théâtre, avec un public un peu clairsemé ce qui se comprend vu le niveau de la comédie de boulevard (Le Cocu) qui finit par provoquer la réaction agacée d'un spectateur interprété de façon saisissante à nouveau par cet acteur exceptionnel, Raphaël Quenard (*Fragile*-1000, Chien de la chasse*-1207 et Sur la branche*-1245) Pio Marmaï et Blanche Gardin que l'on voit beaucoup, lui donnent la réplique dans une histoire funambulesque entre comédie et suspens.
Ce spectateur va se lever et s'exprimer de façon classique dans un premier temps pour adresser ses reproches au spectacle, aux acteurs et à la mise en scène mais les choses vont prendre une autre allure. Tout cela a été filmé en 6 jours à peine et c'est sans doute ce qui donne la vigueur aux échanges véhéments (et souvent drôles) devant un public médusé.
De ce réalisateur, nous avions vu Au poste (524), Le Daim (675) et Incroyable mais vrai (987). Ce film-ci me semble une parfaite réussite, rapide avec un ton « social » qui n'est pas trop appuyé et une fin « ouverte » qui laisse imaginer la suite par chaque spectateur. Car elle n'est pas évidente.