C'est une anthologie des problèmes. Comment est-il possible de commettre un tel nanar ? L'histoire, du « méta cinéma », n'a ni queue ni tête et s'efforce très laborieusement de faire un portrait horriblement caricatural et sans humanité d'un malade mental réalisateur de cinéma, qui ne suscite aucune empathie, mais qui agace au dernier degré. Le talentueux Pierre Neny essaye d'imiter Jean-Pierre Léaud dans ses côtés les plus insupportables parce qu'il s'est fourvoyé dans une daube, y entrainant la sympathique
Blanche Gardin qui semble s'excuser d'être là tellement son rôle est nul. Même Françoise Lebrun admirée dans Vortex (960) est pitoyable, la pauvre. Et ce qui est pathétique c'est que ce réalisateur connu pour une autre catastrophe, L'Écume des jours fait ici son autoportrait. Je sais que la bipolarité est une pathologie doulou-reuse, mais pourquoi vouloir en infliger les souffrances aux spectateurs qui croient venir voir un film amusant et qui est consternant.