On reste sur place, malgré le talent de Karin Viard généralement excellente lorsqu'elle a un bon texte à défendre, et toute la bonne volonté de Franck Dubosc qui me semble être le produit blanc de Delon dont le prénom Alain est celui du personnage dans le film.
Le réalisateur est un homme à tout faire (acteur, scénariste, réalisateur de télé et de cinéma,...) qui déborde de travail dans le monde typique de la comédie française légère et bébête. Ce film en est un bel exemple. Il y a plein de petites idées amusantes, des face-à-face qui devraient donner lieu à des échanges mémorables, des situations originales, parfois qui se veulent émouvantes mais rien de tout cela n'est développé de façon talentueuse. C'est du tout-venant, une sorte d'Ikea cinématographique.
Pourtant le sujet n'est pas dépourvu d'intérêt : la cinquantaine. Mais je préfère écouter Reggiani nous la chanter :
On arrive à la cinquantaine moitié déçu, moitié content
Un quart de joie, un quart de peine et l'autre moitié aux enfants On se souvient de sa jeunesse comme d'un joyeux chapardage Au seuil de la prime vieillesse, on pose un instant ses bagages
Et donc nous voilà face à une dame dont les enfants ont pris leur envol et pour qui des questions se posent sur sa ménopause. Ce point de vue féminin de la « crise de la cinquantaine et du syndrome du nid vide » aurait pu amener quelque chose de subtile, de fin, d'original... Hélas l'enchaînement des séquences n'est qu'une succession de clichés, parfois amusants, qui essayent de nous faire partager ce moment de la vie où tout risque de chavirer, où il faut prendre un nouveau départ.
Un film à cocher sur la liste de vos soirées télé pour un soir très
« plus vieux ».