Ce réalisateur est coutumier des affaires de famille. Nous avions vu Une famille à louer (154) et Profession du père (829) avec chaque fois un plaisir mitigé. Ici, le film me semble beaucoup mieux construit, bien dialogué et avec des moments intenses qui jalonnent le récit, celui d'une jeune femme sans formation, qui tombe amoureuse à en perdre la raison, ce qui lui vaudra quelques ennuis. Et la rencontre avec un juge qui lui aussi traine des casseroles qui ne l'empêchent pas de faire le Pygmalion.
Il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'un très agréable film de divertissement qui retient l'attention par le talent de Michel Blanc, excellent, comme la très talentueuse Louane qui m'a semblé particulièrement attachante comme elle l'était dans La Famille Bélier. Elle fait essentiellement une carrière de chanteuse mais a été ap-préciée aussi dans Nos patriotes (413). Un petit clin d'œil au toujours excellent Philippe Rebbot.
Virginie Saint-Martin a éclairé ce film qui se passe pour partie en intérieur mais aussi dans la ville du Havre et environ. De très belles images en rendent compte.
Il y a une tonalité sociale intéressante qui sous-tend le récit qui n'en fait pas trop sur le sujet, mais qui est jalonné par de multiples situations et échanges de répliques qui contribuent à donner un peu d'épaisseur à cette comédie dramatique ruisselante de bons sentiments, dont il ne faut pas être un juge trop sévère.