De cape et d'épée. Dans mon billet 1169 je commentais avec en-thousiasme le 1er volet de ce diptyque, D'Artagnan. Et il faut dire d'abord que cette suite est succulente pour les mêmes motifs que le 1er volet vu déjà. On s'amuse comme des enfants, on s'émerveille de la virtuosité des combats et des plans séquences, véritables Kung Fu, façon poule-au-pot.
Nous retrouvons des personnages hauts en couleurs, légèrement caricaturés comme il convient, assenant des punch lines ciselées dans une langue un peu désuète qui la rend d'autant plus amusante qu'elle est dite par des acteurs qui surjouent avec beaucoup d'humour.
Hélas comme trop souvent dans les films français, nombre de répliques sont incompréhensibles car mal mixées ; comment est-ce possible ?
Le film est aussi un superbe guide touristique des lieux qui ont ser-vi de décors aux quatre coins de la France.
En particulier Saint-Malo qui est utilisée pour le décor de La Rochelle, port dont la population huguenote était en relation aisée avec les Pays-Bas du Nord et l'Angleterre qui mettaient en péril la monarchie française, attaquée aussi de l'intérieur. Le scénario prête à Milady, l'anglaise, un véritable rôle de Mata Hari, la néerlan-daise.
Et faut-il rappeler que D'Artagnan, le vrai, a servi Louis XIV ? Et que l'unique mousquetaire noire qui apparaît dans le film est un peu anachronique, mais soit. De même le siège de La Rochelle est un épisode de l'histoire de France qui est ici mis en image de façon spectaculaire mais assez loin de la vérité historique. Cependant aujourd'hui encore, le principe du siège de bandes de territoires affamées et bombardées reste une tactique politico-militaire qui sème le malheur et le deuil.
La fin du film, car il en faut bien une, doit un petit quelque chose à Vermeer, ce qui ne suffit pas à compenser l'impression d'un « allez, ça suffit » un peu bref. Mais l'on s'est bien amusé.