Pas extraordinaire. Un mille feuilles dans lequel se succèdent des séquences de genre autour d'une vague idée. Cela commence par un « pétage de plomb » social (c'est la mode et évite d'expliquer le pourquoi du comment) puis 4 années de prison suivies une le-çon de morale familiale, puis un rapt de l'enfant et une cavale, une poursuite avec la police, façon gangster, la prise d'otage d'une famille, bref, l'histoire décousue d'un homme qui se prend pour Icare et finira comme lui, mais pas dans la mer. Le film donne le plaisir
de contempler des paysages tunisiens magnifiques, d'apprécier une belle image due à Frédéric Noirhomme, collaborateur déjà de Hedi (316) un des deux précédents films du même réalisateur. Il y a des moments de grande tension, des prouesses visuelles lorsque le personnage plane et vole en plein ciel. Le titre original Oura el jbel se traduit par Notre pays. Le titre anglais Behind the Mountains lui fait écho. Mais qui donc a choisi Les Ordinaires qui n'a rien d'extraordinaire ? Un peu comme le film.