Mérite un silence éternel. Ce film est le parfait prototype de l'abjec-tion. Un couple de classe moyenne a un garçon. Un drame survient et le père essaye de poursuivre ceux par qui le malheur est arrivé. Il sera blessé et après une longue et douloureuse convalescence, il va surmonter son désespoir et se préparer à la vengeance, seul contre une bande de mafieux. Le héros est devenu muet ce qui li-mite, fort à propos, les dialogues à quelques SMS. La panoplie com-plète des scènes de violence est déployée avec une grande méticu-losité dans les détails : autos, moto, armes de poing et à feu en tous genres et bien entendu des bagarres de catcheurs.
Le héros solitaire blanc, convaincu de son bon droit, affronte des affreux, sud-américains tatoués et cocaïnomanes. Un seul afro-descendant : un flic qui jouera un petit rôle clé.
Ce réalisateur tourne comme un moulin depuis 1968, ceci est son 37e film et son savoir-faire, il faut le reconnaître, est brillant. Donc si vous aimez l'hémoglobine, les coups de feu, les cascades de voiture et autres clichés du film d'action ultraviolent, régalez-vous, c'est de la bel ouvrage. Mais je vous aurai prévenu !