Un film d'une délicatesse de porcelaine. Nous découvrons deux préadolescents en Corée. Ils sont au coude à coude en classe et manifestement attirés l'un par l'autre au-delà des mathématiques. La famille de la jeune fille part et l'emmène au Canda ; elle termine-ra ses études à New York où elle se mariera.
Évidement l'ami de jeunesse, de sa vie passée, va réapparaître. Et toutes ces inclinations, ces regrets, cette intime souffrance d'une passion non aboutie vont affleurer. Mais d'une façon extrêmement pudique et retenue. Ce qui fait de ce slow movie une sorte de régale de subtilité et de raffinement psychologique.
La réalisatrice, fille de cinéaste, est coréenne et Canadienne ; elle vit à New York et c'est son premier film. Le mot coréen Inyeon est utilisé comme une sorte d'indice, une clé de lecture de cette histoire construite en 3 époques, séparées chacune de 12 années.
Le film ne parle pas seulement de leurs vies passées ; il nous concerne tous en nos souvenirs parfois enfouis mais prompts à redonner vie à notre passé et à nos émotions.