Plusieurs rencontres ! Celle de deux jeunes qui s'aiment, celle de leurs mères, celle de l'une des mères avec un musicien, com-positeur fantasque d'opéra, de petite taille, (on ne peut plus dire
« nain » mais « souffrant d'achondroplasie ») avec une capitaine de remorqueur dans le port de New York. Et tout ce petit monde vit, travaille, étudie et ils sont confrontés aux « choses de la vie » dans une ambiance légère, amusante qui fait penser à Woody Allen, pas seulement à cause de la ville, mais aussi par ce mélange d'humour et de questions plus graves qui interpellent au-delà de la façon souvent malicieuse qui les amènent.
Si l'intention de la réalisatrice est de nous proposer quelques por-traits « à la marge » et singulièrement de femmes de caractère, elle me semble avoir très finement atteint son but.
Vous apprécierez un casting très bien contrasté d'acteurs et d'actrices qui ne quittent guère le registre « naturaliste » bien que les situations dans lesquelles ils évoluent soient parfois complétement dégantées, et cela ajoute au charme de ces « tranches de vie ». Je vous recommande les scènes de psychanalyse d'un pa-tient, absolument hilarantes.
Un mot de Peter Dinklage, le musicien compositeur en proie à des crises de création. Il a une carrière importante déjà et a défendu maints rôles que sa petite taille rendait singuliers. Il me fait penser à Michel Petrucciani, séducteur de jolies femmes, lui aussi.
Fille d'Arthur Miller, la réalisatrice en est à son 7e film et chaque fois elle explore les comportements de femmes comme seule sans doute une femme arrive à nous les montrer. C'est très joyeux, souvent drôle et plein d'une subtile sensibilité comme, déjà, j'avais eu le plaisir de le souligner pour l'un de ses précédents films, Maggie's Plan (253)
Une rencontre à ne pas rater ! Parce qu'elle est inattendue.