Allez-y en nombre, ce film en vaut la peine pour plusieurs bonnes raisons. La première sans doute est la beauté des images, la sui-vante c'est de voir l'actrice Mélanie Thierry dans un rôle âpre qu'elle défend de façon convaincante. Gilles Lellouche m'a semblé parfois meilleur ; est-ce dû à son personnage qui laisse la part belle à la femme dans ce duo d'acteurs en tête à tête ? Que leur est-il arrivé
? Ils faisaient une croisière hauturière dans des mers absolument impossibles. Attirés par une île isolée et inhabitée, ils laissent leur voilier à l'ancre et accostent grâce à un petit dinghy. La suite à l'écran, mais vous avez deviné déjà que le voilier a mis les voiles sans son équipage... Dans cette situation extrême de film survival, le double intérêt du récit s'appuie sur les stratégies de survie et sur les ressentiments échangés entre ces deux personnes. C'est très
intéressant, sauf quand le dialogue est inaudible, marque stupé-fiante du cinéma français dont les mixages semblent souvent faits par des sourds. Le récit connait des longueurs et les situations semblent parfois un peu artificielles, à la limite du vraisemblable. Le réalisateur est un scénariste admiré et admirable lorsque d'autres font la mise en scène. (*Un prophète- De rouille et d'os- Dheepan 151-*Les Frères Sisters 543, tous deux de Jacques Audiard- A perdre la raison 15- La Famille Belier- Stillwater 856- Notre dame brûle 947). Nous avions vu déjà Les Cowboys (182) son premier long métrage dont les faiblesses se retrouvent un peu ici. Mais cela ne justifie pas que le film soit coulé. Il soulève des questions qui ne laisseront personne indifférent. Ni seuls à en discuter.